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La Radiomaritime côtière en Belgique
Histoire des postes de radiotélégraphie côtiers
Belges.
Sans être une puissance maritime importante, la Belgique a plus d'une
fois fait figure de pionnière de la navigation maritime. Une histoire qui fut
marquée par des hommes tel que Mercator et par des réalisations telles que le
développement du port d'Anvers. Plus près de nous se situe la date de la
création de la première station radio qui, à partir du continent européen,
réalisa des liaisons radio avec un navire en pleine mer. Le temps des pionniers
Le 3 novembre 1900, à peine cinq
ans après que Marconi eut réussi
à franchir une distance d'une
centaine de mètres entre un
émetteur et un récepteur, la première station
radio belge fut mis en service. Cet évènement fut précédé d'expériences et d'essais
nombreux parmi lesquels les oscillations radioélectriques de H.R Hertz en 1887,
la détection au moyen du radioconducteur de E.Branly
en 1892, les premières antennes du professeur Popof
en 1895 etc. En mars 1900, Marconi fut
invité à Bruxelles par Léopold II, qui avait toujours éprouvé un très grand
intérêt pour tout ce qui était nouveau et progressif, pour présenter ses inventions au Palais Royal. Les expériences ont eu lieu en présence du Roi, de la
princesse Clémentine, du prince Albert, de la cour, le ministre et de nombreux
dignitaires. L'émetteur fut installé dans une chambre à l'étage supérieur du palais et le récepteur
au milieu de la salle de bal, à une distance d'environ 150 mètres. Différentes
informations ont été échangées par
signaux morse et entre autres le traditionnel "Vive la famille
Royale". Le
résultat fut concluant : Le roi Léopold II
immédiatement intéressé, non seulement en vue d'une exploitation
commerciale mais aussi pour la mise en œuvre d'un nouveau moyen de
communication pour l'armée et les colonies. La
première transmission radio expérimentale eut lieu sous la direction de
messieurs Rickard et de Bremaeker
le 3 novembre 1900 depuis un wagon de chemin de fer désaffecté et le paquebot
"Princesse Clémentine de la ligne Ostende-Douvre.
La station d'émission fut ensuite déplacée au premier étage de la villa "Les Pavots" à La
Panne (cette villa n'existe plus de nos
jours 2006). La Panne fut choisi comme lieu d'établissement car on espérait
pouvoir y suivre la malle tout au long de son trajet. La portée moyenne des
signaux de radio était évaluée à
environs 50 kilomètres. Une antenne bifilaire fut suspendue à un mat en bois de
50 mètres de haut. L'installation de réception
était rudimentaire. Le courant haute fréquence, capté par l'antenne,
fournissait l'énergie nécessaire via un tube radioconducteur Par l'intermédiaire d'une pile sèche et d'un
relais cette énergie permettait de procéder à la mise en marche du récepteur
morse à bande de papier qui enregistrait le message en points et barres.
Contrairement à ce que l'on pense généralement, il n'y eut pas de transmission
vocale.
Celle-ci ne vint qu'après quelques années avec le détecteur magnétique
et après les récepteurs à galène et à lampes. Le radio conducteur était une
curiosité en soi : il était constitué d’un petit tube en verre, ayant à chaque
extrémité une électrode, qui contenait
un peu de limaille de fer. Une des électrodes était fixée à l'antenne
par un dispositif appelé ''Tesla'', et
l'autre électrode à la terre via le reste de l'appareillage. Sous
l'influence des ondes électromagnétiques
qui étaient reçues par l'antenne, la limaille de fer devenait conducteur, et
après le passage du courant, on rompait la cohésion de la limaille au moyen
d'une sorte de petit batteur. Pour
l'émission on se servait d'une grande bobine de Ruhmkorff. De par son modèle
et son volume, le manipulateur faisait penser à une pompe à bière de vieux
comptoir il pesait environ 1 kilogramme! On transmettait avec une vitesse moyenne de 10 mots par
minute. Parfois, un transfert de 20 mots
minute pouvait être soutenu. La
villa "Les Pavots" fut reliée
au bureau télégraphique d’Ostende-Kaai par une ligne
aérienne spéciale, de sorte que les télégrammes pouvaient être traités immédiatement. Les voyages nocturnes de la
"Princesse Clémentine" pendant cette période d’essai n'ont pas
simplifiés les expériences, cependant, les télégraphistes ont réussi à
maintenir le contact pendant toute la traversée. La station d'émission du navire postal démontra d'une façon
inattendue l'importance de la ''télégraphie sans fil'. En janvier 1901 la
barque ''Médora'' s'échoua sur le haut fond ''Ratel''.
L'équipage réussi à attirer l'attention de la ''Princesse clémentine'' qui
demanda immédiatement de l'aide par radio et put ainsi prévenir de l'arrivée
des secours. Par après, l'éclairage du bateau
phare ''RUYTINGEN'' tomba en panne. Ce navire
reçu de l'aide du ''DUNKERKE' après l'intervention de la malle
‘’Princesse Clémentine’’ et du poste de radiotélégraphie côtier. Enfin, lorsque
la "Princesse Clémentine" elle-même s'échoua à cause d'un brouillard très épais devant la
côte belge il fut possible de lui porter immédiatement secours. A la nouvelle
marée, le navire était à nouveau à flot. Vu le succès de
l'entreprise, on décida quelques mois
plus tard d'équiper toutes les malles de station de radiotélégraphie. Ainsi, la
Belgique était un des premiers pays à exploiter une ligne régulière de paquebot
munis de radio. A peine un an plus tard
on dressait des plans pour une nouvelle station côtière mieux équipée
à ''Nieuport les Bains''. Celle-ci
fut d'abord installée dans un
confortable wagon de chemin de fer et
mis en service en 1902. Plus tard, un nouveau bâtiment fut construit à
côté du service de pilotage. Première évolution. Pendant la
période de 1902 jusqu'à la première guerre mondiale, la radiotélégraphie connut
un essor constant. D'autres pays construisirent des stations côtières. Les Pays-Bas
ont suivi l'exemple belge : en 1904
un émetteur assura les émissions depuis
''Scheveningen-Haven'' pour la malle quotidienne qui assurait le
service vers l'Angleterre. On se
rendit vite compte de la nécessité d'une coopération internationale. Lors de la première conférence à Berlin, en 1906 ''L'union internationale de radiotélégraphie'', fut fondée sous les
auspices des nations maritimes. Des opérations de sauvetage, tels que celui qui eut lieu
à l'occasion du naufrage du
"Titanic" le 14 avril 1912 et qui a tenu le monde entier et surtout les grands
armateurs en haleine, ont mené en 1914 à
une conférence à Londres, sur "La protection de la vie humaine en haute
mer". Entre-temps
le type d'informations change
également, l'envoi de télégrammes
privés augmenta. En 1909, l'entreprise belge "Compagnie de Télégraphie
sans Fil" eut l'idée d'émettre
quotidiennement des informations de presse afin de permettre aux grands
paquebots d'imprimer un journal à bord.
La déclaration de la première guerre
mondiale mit fin à cette coopération en 1914. Avant que
les forces ennemies n'aient occupé une partie de notre région côtière, les
malles étaient déjà parties pour
l’Angleterre et la France. Lors de la première bataille de l' Yser, la
station côtière de Nieuport fut
détruite, et le personnel transféré au Havre
où un atelier provisoire fut
installé. 1918 - 1930 Immédiatement
après la retraite de l'occupant on s'attela à la reconstruction de nos services
radio maritimes. Cette fois ce fut Ostende qui fut choisi comme siège. Les exigences techniques d'autrefois lors de
l'établissement du poste de’’ La Panne’’, étaient dépassées. La technique radio
avait connu entre-temps une telle évolution que la distance pour l’émission ou
la réception, entre les malles et la station de
Nieuport-Ostende ne jouait plus aucun rôle. La nouvelle
station portant l'indicatif ''OST'',
fut installée dans des baraques en bois, près du château d'eau et munis de
matériel confectionné par les techniciens revenus du Havre. En même temps des
dispositions furent prises pour la
création d'une deuxième station à Anvers. Le nombre croissant de navires
équipés de radio et l'accroissement du
volume des communications posaient des problèmes de surcharge des fréquences
disponibles auxquels il y avait lieu de remédier. On remplaça
donc les émetteurs à étincelle et les ondes amorties par des émetteurs à lampes
et à largeur de bandes plus étroite. La sensibilité et la sélectivité furent
également améliorées et la technique des ondes courtes engendra de nouvelles
possibilités. Ostende radio (OST) La nouvelle
station côtière d' "Ostende radio", indicatif d'appel ''OST'',
était mieux connu dans le milieu maritime sous le nom "le cirque" et
pour les habitants d'Ostende sous le nom "Watertorren",
provenant de son étrange architecture et
de la situation des baraques en bois, près du château d'eau urbain, qui servait
de mat d'antenne. Elle différait beaucoup de celle qui la précéda à ''Nieuport
les Bains'', aussi bien en matière d'équipement que par ses possibilités. La
puissance d'émission était plus grande de façon à ce que toutes les eaux européennes pouvaient être
atteintes. Un service d'écoute permanent sur la fréquence de détresse de 500 kHz assura la veille en Mer du Nord. On
procéda à des essais de radiotéléphonie dès 1925, mais ce n'est qu'en 1928 que
ce mode de communication devint opérationnel. Les bâtiments entourant le
château d'eau étant devenus trop exigus, les services radiotéléphoniques
déménagèrent vers un petit bâtiment des services d'aviation, à la chaussée de
Torhout, près de la plaine d'aviation. ANVERS RADIO (OSA) A leur
retour du Havre, les techniciens des services radio avaient emporté une partie
du matériel fabriqué pendant la guerre.
On débuta fin 1919 la construction d’Antwerpen radio au premier étage du
bâtiment du service de pilotage. Pendant cette période, le travail ne s'effectuait
que de jour en raison de l'insuffisance de trafic avec les navires. Lors de
surcharge au bureau télégraphique ordinaire,
la station radio fut même utilisée pour l'échange de télégrammes avec
l'Angleterre. Ce n'est qu'en 1920 que cette station côtière assura
un service permanent de 24 heures. La station
disposait de deux émetteurs à ondes
amorties d’une puissance de 1 kW ainsi que d'un émetteur auxiliaire à
batterie qui pouvait atteindre dans des conditions optimales la station '' Stene'' à
environ un kilomètre distance. La réception
s'effectuait grâce à un
dispositif à galène avec un
amplificateur équipé de trois triodes. Pendant cette période, on pouvait encore
parler de lampes car lorsque la tension du réseau d'éclairage faisait défaut on
ouvrait les portes du boîtier à lampes de l'amplificateur pour avoir un
meilleur éclairage. En 1925, "Anvers Radio" déménagea dans une
annexe du service de pilotage et y
demeura jusqu'en 1959. On installa
un grand émetteur a ondes amorties d’une
puissance de 10 kW qui à cette époque
était idéal pour de grandes distances. Lors de
son entrée en service, tous les heureux
propriétaires d'un récepteur
radio avait la possibilité d'apprendre le Morse, puisque les émissions de
"Anvers Radio" couvraient le
spectre total des ondes. Heureusement
il existait encore un vieil émetteur transformé de 1 kW dont on se servit dans
la mesure du possible. Pour la réception
"Anvers Radio'' employait un récepteur linéaire à réaction. Les
émissions de radio étant de plus en plus
nombreuses, un poste émetteur à lampes, avec une puissance de 4 kW et de plusieurs fréquences a été installé
en 1928. Le trafic radio augmenta et en 1929, on installa un émetteur de
téléphonie dans une baraque en bois à
proximité de la station ''Waas'' sur la rive droite de l'Escaut à Anvers. En
1930, quelques bateaux pilote furent équipés avec la radiotéléphonie. On confia
la maintenance de ces installations et
aussi celle de l'école de navigation et du navire école au service technique de la station côtière. La
troisième station de radiotéléphonie côtière Dans des
documents de 1928 à 1946, il est souvent question d'un troisième poste de
radiotéléphonie côtier, en plus de ‘’Radio Anvers'' et "Ostende radio", à savoir le "Bureau Central radio" (BCR)
qui assura également le service de Belradio. Le "BCR" a fonctionné en
coordination avec la station d'émission de
Ruysselede et la - station de réception
de Liedekerke, avec l'indicatif d'appel ''
ORG''. En 1919 l'Administration Belge des Télégraphes et
Téléphones" a construit une station de réception
permettant de capter des messages en provenance des USA. Vu
l'accroissement des émissions radio intercontinentales, il fut décidé de construire un centre émetteur moderne
à Ruiselede. Le 19 décembre 1923 le roi Albert posa la
première pierre et l'inauguration eut lieu
en octobre 1927. Cette station devait se charger, dans le futur, des
émissions en onde courte pour le service
d'émission maritime. Cependant dès sa création elle fit partie du "Bureau
Central radio" et contribua de ce fait, à l'acheminement du trafic
maritime de cette époque. Le "Bureau
Central radio" émettait deux
fois par jour un communiqué de presse: la première ne comprenait que les informations d'intérêt général et le
deuxième des informations concernant
la bourse. À la fin de l'émission, une
'' traffic list'' donnait les indicatifs des navires pour lesquels des
télégrammes étaient en instance. La station de réception de Liedekerke devait ensuite
écouter la fréquence maritime et, en cas de réponse éventuelle d'un navire se
mettre en contact avec celui-ci via le
centre d'émission de Ruiselede. Après l'établissement de la liaison, le BCR
entrait en service. Le rôle des télégraphistes du "BCR" était limité
à la transmission des informations. L'accusé de réception qui était envoyé par le navire vers Liedekerke, n'était
transmis au BCR qu'après
interruption de la liaison. Vu la complexité des opérations introductives le
titre de station côtière semble un peu exagéré. La
procédure suivie était trop fastidieuse et évoquait plutôt une télécommande manuelle différée. C'est probablement pour cette
raison, qu'après la deuxième guerre mondiale, les activités du BCR furent reprises par la station
côtière d'Ostende en 1946. 1930 - 1944 Ni la récession ni le danger d'une déclaration de
guerre ne pouvaient arrêter l'expansion des techniques radio qui progressaient
rapidement. La production en série avait
fortement diminué le coût des appareillages de sorte que même les caboteurs et les
bateaux de pêche purent être équipé de radio. Les ondes courtes ont remplacés
les ondes longues. Le Congo Belge demandant de plus en plus de travailleurs venant de la
métropole, les malles Congolaise qui transportaient encore plus de passagers
qu'auparavant contribuèrent beaucoup à
l'augmentation du trafic radio. "Anvers Radio", équipé d'émetteurs
d'ondes courtes, était le poste de radiotéléphonie côtier le plus important et
le resta jusqu'en 1940.
Station
d'émission '' Kruisschanssluis'' Par la loi du 19 juillet 1930 le fonctionnement de la
télégraphie terrestre et du service de
radio maritime a été confié à la régie
des "Télégraphes et Téléphones".
Elle fut chargée du domaine des télécommunication belges et ce selon des
méthodes commerciales et industrielles. Le 28 février 1931, 150
navires de la flotte ont été équipés de
radios. Conformément au rapport annuel
fourni à ce moment, les trois postes de radiotéléphonie côtiers avaient échangé
en commun 23156 télégrammes avec des navires belges et 9433 télégrammes avec
des navires étrangers. Le trafic de la
radiotéléphonie se trouvait encore au
stade embryonnaire de son évolution. Radio Anvers ne percevait même pas de redevance
pour les communications maritimes. Durant l'année 1939 "Anvers Radio"
a envoyé 11964 télégrammes,
"Ostende radio" 7037 et "Bruxelles" 4617. Pour le trafic
radiotéléphonique, aucune donnée chiffrée n'est disponible. "Ostende Radio
" entre les deux guerres (après 1930) En 1930, "Ostende
Radio" fit des tentatives de
radiotéléphonie duplex. Vu
l'augmentation du trafic radio, cette station côtière est devenue bientôt trop
exiguë et il fut nécessaire de chercher de nouveaux
locaux. En 1932, les services
sont transférés au ''Stene''. En même temps
les installations d'émission furent réinstallées dans le nouveau bâtiment à Middelkerke. Les
installations de réception en phonie qui se trouvaient près du château d'eau
furent déplacées vers la station ''Stene''. Le 30 octobre 1933 le service de
radiotéléphonie entre le réseau belge et
les navires de la ligne Ostende-Douvres a été ré
ouvert. En 1938 Middelkerke fut équipé d'un
nouvel émetteur de télégraphie, construit par la RTT. L'année suivante,
l'équipement a été complété par un émetteur de téléphonie dans la bande des 15
MHz et un émetteur de télégraphie. Les antennes étaient supportées par deux pylônes
qui avaient une hauteur totale de 65 mètres, et pouvaient être commandé
à distance depuis la station ''Stene''. Le
personnel du poste de Ruiselede construisit
un émetteur d'onde courte efficace pour le service radio maritime de Middelkerke. Après l'invasion des
troupes allemandes, toutes les stations radio furent occupées. Dans la mesure
du possible, les troupes du génie belges avaient mis le matériel abandonné sur
place hors service. "Anvers Radio"
entre les deux guerres (après 1930) Pendant la
période d'avant guerre, "Anvers radio" avait maintenu son avance sur les stations côtières "Ostende radio" et sur le
"Bureau Central Radio" (BCR)
en matière de trafic radio. La situation était en effet favorable. Il y a eu un
nombre remarquable de bateaux de
passage. La ville d'Anvers a pris une position prédominante dans le monde des affaires et en outre les
télécommunications par voie terrestre n'offrant pas encore autant de
possibilités en matière de vitesse et de fiabilité qu'à l'heure actuelle, les
expéditeurs donnaient la préférence à la voie la plus directe vers le
destinataire. En 1933, le service de téléphonie public avec les navires via la station d'Anvers
fut lancé à titre expérimental. Bien que les essais donnèrent entière satisfaction, seules des
communications locales purent être établies. Lors d'un congrès international à
Anvers l'administration communale
invita les participants à une excursion à bord du '' Flandria". Parmi eux un journaliste réussit à faire un rapport
téléphonique à son journal de Madrid. L'administration
centrale de Bruxelles mit en doute la possibilité de l'établissement d'une
pareille liaison. La mise en service officielle s'est faite attendre encore
jusqu'au 1er juillet 1934. En matière de téléphonie, le rôle d'Anvers se limita
cependant au trafic avec les navires sur l'Escaut, alors qu'en télégraphie, on
travaillait en ondes courtes à grande distance avec les malles congolaises. Après la construction des tunnels sous l'Escaut, la
baraque en bois de la station radio ''Pays de Waas'' située sur la rive droite de l'Escaut fut transportée par radeau en 1936, vers la
nouvelle station ''Waasland'' située sur la rive
gauche et elle fut reconstruite à une dizaine de mètres du bord de l'Escaut. Le poste resta là jusqu'en 1940 à la déclaration des
hostilités. La télégraphie travailla à plein rendement
jusqu'en mai de cette année. A cause du danger
de guerre imminent, il fut alors interdit d'établir des communications
téléphoniques avec des navires sur l'Escaut.
Le 10 mai 1940 le trafic téléphonique s'arrêta
complètement après un bombardement, les
installations télégraphiques ayant été
gravement endommagées par des explosions
de bombes. Le 11 mai des réparations
provisoires furent effectués dans la mesure du possible qui permirent de
travailler encore quelques jours. Le 13 mai,
tout ce qui pouvait être emporté fut chargé sur le "Scheldewacht" qui devait partir pour Ostende. Puisque la
voie maritime était bloquée, le navire a essayé d'échapper sur les eaux
intérieures. Au pont de l'Escaut à
Termonde, la voie navigable était cependant bloquée de sorte que l'on saborda
le navire. Le matériel fut complètement perdu. L'émetteur de "Ruyseleede’’ entre les deux guerres (après 1930) Pour des
raisons techniques, le premier bâtiment dont la construction a été prévue à
l'origine à Ruysselede,
a été construit à Wingene.
Le nom de la station d'émission et le terrain d'environ 100 hectares sur
lequel les constructions ont été prévues
étaient déjà choisis, et se trouvait sur les deux municipalités. Le nom "Centre radio
électrique de Ruysselede " a été maintenu. A l'origine l'émetteur fut utilisé pour des liaisons radiotéléphoniques
et radiotélégraphiques fixes à savoir
pour Belradio
et pour le service radio du bureau télégraphique de Bruxelles qui assura
également la coordination des liaisons téléphoniques. Pendant les
années vingt on utilisait encore la plupart du temps des ondes kilométriques
pour les liaisons radio. Par conséquent, la station d'émission construite
à Ruiselede le
fut pour l'utilisation de ces longueurs d'onde. La station fut
équipée de trois alternateurs HF de 250 kW chacun avec la possibilité de faire
fonctionner deux d'entre eux en parallèle .Ils étaient du type ''fer mobile'' à
360 paires de pôles. Leurs vitesse était réglable entre 2000 et 3180 rpm et la fréquence entre 12 et 18.9 kHz la fréquence
nominale étant de 16.2 kHz. Les longueurs d'ondes variant par conséquent entre 15870 et 25000 mètres. Les alternateurs
étaient couplés à l'antenne au moyen de transformateurs HF (Tesla). La
transmission s'effectuait en court-circuitant
sur ''space'' une troisième spire de Tesla
couplée au primaire. Les
antennes pour les ondes longues étaient
de dimensions impressionnantes. Tendu entre huit pylônes de 287 mètres hauteur,
elles constituaient un plan horizontal de fils de 400 m sur 1400 m. C'était à
proprement parler un ouvrage gigantesque.
A cette époque la hauteur des mats d'antennes était couramment limitées à 287 mètres afin de ne pas compromettre le
prestige de la Tour Eiffel. Déjà avant
la guerre des émetteurs à ondes courtes à antenne dirigées furent mises en
service afin de faire face au trafic croissant sans cesse et à l'évolution de
la technique. On recourut à cette fin pour la première fois à des tubes
électroniques dans les émetteurs. La stabilité de la fréquence était assurée par des
cristaux de quartz. En octobre
1940 les Allemands faisaient sauter les
pylônes de 287 m de l'émetteur des ondes
longues. Ils n'ont jamais été
reconstruits. Il va de soi que l'exploitation fut reprise par l'ennemi et que
l'accès du domaine fut interdit aux techniciens de la RTT. Durant la guerre le
centre fut pratiquement vidé après avoir été utilisé comme station radio pour
les sous-marins et pour l'aviation. L'après guerre Après la
retraite des troupes allemandes il ne restait
pratiquement rien des
installations utilisées ou non par l'occupant. Au moyen du matériel
de guerre récupéré, on essaya immédiatement de remettre les stations côtières en service. Des commandes secrètes passé pendant l'occupation
auprès de Philips et SBR permirent la fourniture de matériel radio électrique
après la retraite de l'ennemi. Alors que
la Télégraphie fut dès le départ de nouveau en pleine expansion le retard accusé par les services de
téléphonie ne fut rattrapé qu'ultérieurement. L'influence des techniques les plus récentes, tels
les transistors et les circuits
imprimés, ont modifié profondément l'aspect des
stations côtières et mobiles. En
plus des ondes courtes et des moyennes
on utilise régulièrement les VHF. Les ondes longues ne sont plus utilisées qu'aux besoins de la navigation et le système d'appels
sélectifs (SELCAL) prend de plus en plus d'importance. Le trafic
en morse est remplacé, même si il n'est
pas encore tout à fait hors
d'utilisation, par le System TOR. L'étude et la coordination au niveau international
des stations côtières et de leurs services
contribuerons à l'avenir à rentabiliser l'utilisation des liaisons par satellite tout en entraînant
la sécurité maritime dans le même sillage. En Belgique
les stations côtières dépendent selon leur situation géographique des diverses circonscriptions des PTT. Seul le BCR, les stations
réceptrices de Liedekerke et de Jurbise ainsi que la
station émettrice de Ruysselede relèvent directement
de l'Administration centrale. En 1965, les stations côtières "Ostende radio" et "Anvers
radio" fusionnèrent pour former la
circonscription des Services radio maritimes (RMD). Elles furent dès lors de la
compétence de cette nouvelle circonscription. Auparavant, leur gestion et leur
exploitation dépendaient respectivement de la circonscription des PTT de Bruges (plus particulièrement du
bureau télégraphique d'Ostende
centre) et de la circonscription
télégraphique d'Anvers. C'est le bureau télégraphique d'Ostende qui avait, avant
la création de la circonscription des
services radio maritimes, mis à la disposition des malles les services des
radiotélégraphistes de bord. Le poste
d'émission de Ruyseleede
fut annexé en 1972 au "RMD". A la
création de la circonscription, son siège se trouvait dans un bâtiment loué sis
au 27 Aartshertoginnestraat à Ostende. En 1985, ces
services déménagèrent, dans un nouvel immeuble appartenant à la régie des T.T
au 6 Perronstraat adresse qu'ils occupent encore à ce
jour. Voici quelques chiffres destinés à vous donner une idée du
trafic radio en télégraphie. En 1946 OSA avait acheminé 10701 télégrammes alors
que OST avait atteint les 10660 et le
BCR 3.805. L'année suivante soit 1947
OSA totalisait 13.455 unités et OST (qui
avait repris à son compte le trafic radio du BCR) cumulait 17.660 télégrammes.
Comparez ses statistiques avec celles de 1983 où le nombre de télégrammes
traités par les deux stations côtières s'élevait à 78.644. En outre, pendant
cette même année, 129.160 communications radiotéléphoniques, 24.650 messages
urgents et 58.027 radiotélex pour marins furent
établis. OST. ''Ostende Radio'' /OST
Après la retraite de l'occupant, il ne restait plus rien
d'utilisable dans les stations de Middelkerke et Stene. Le 15 mars, on mit en service dans les locaux de
l'ancienne station côtière de la Watertoren un
émetteur d'occasion récupéré aux allemands. A la demande de l'autorité militaire alliée, un gonio fut installé le 1 juillet 1945 et des radios balises
furent prévues à l'embouchure de l'Escaut. Le 1er septembre, Ostende
put reprendre le service téléphonique avec les bateaux de pêche au moyen de
l'émetteur de Philips. Les deux pylônes de 65 m de hauteur de Middelkerke furent reconstruits en 1946, et le centre de
réception put être transféré à Stene alors que le 6
octobre 1946, le trafic en ondes courtes
avec les malles congolaises fut à nouveau ouvert via Ruysselede.
Un système de télécommande original (conçu par la Régie) permit d'utiliser un
seul circuit, pour la commande des émetteurs. En vue de l'extension des services existants, des bâtiments et
des antennes, la Régie des T.T
acquit le terrain de la station
réceptrice OST à Stene, propriété de l'Etat. Cette
année, là Middelkerke reçut 2 émetteurs téléphoniques
supplémentaires pour les ondes moyennes
construits à Bruxelles. Un inventaire de l'équipement technique de OST datant
de 1950 se lit comme suit: Station réceptrice de Stene: - 2 postes de travail
télégraphique OM incluant 1 récepteur Telefunken et
l'AR8510, - 2 postes de travail
télégraphique OC et récepteur RCA pour le trafic avec les malles congolaises et
les pêcheurs d'Islande, - 2 postes de travail téléphonique OM utilisant également des
récepteurs RCA. - Pour les ondes courtes,
on utilisa une antenne en losange, toutes les autres furent du type Long fil. Station émettrice de Middelkerke:
- 3
émetteurs télégraphiques OM STSF 405-535 kHz de 2 kW, - 2 émetteurs télégraphiques OC COLLINS de 5
kW et enfin - 2 émetteurs téléphoniques OM STSF. Tous les émetteurs à
télécommande PIRSON étaient contrôlés par la station '' Stene''. En 1955 ''Ostende Radio'' utilisa à nouveau les émetteurs de Ruysselede pour augmenter la portée des ondes courtes, en
1956, l'équipement de ''OST ''s'est enrichi de deux récepteurs d'onde courte et
d'un dispositif d'alarme automatique sur 500 kHz. Les premiers émetteurs
VHF et récepteurs datent de 1961. Un
nouveau poste de réception fut construit
à Oudenburg en 1962/63 et mis en service le 1er avril
1964. Le nouvel équipement comportait un
système de sélection automatique d'antenne,
pour des possibilités de réception améliorée, un équipement pour la télégraphie harmonique
destiné à la liaison Oudenburg-Ruysselede et un émetteur de téléphonie à grande
puissance. Des études sur
l'encombrement des fréquences avaient entre temps démontré la nécessité de
dispositifs BLU (bande latérale unique) dans le service mobile. Dans les années 1965 "Ostende radio" transforma ses
installations au moyen d'adaptateurs BLU), tel que conseillé par le "Comité Consultatif international pour la
Radiocommunication" (CCIR). Depuis 1966, un circuit
fermé de télévision facilite la tâche des opérateurs chargés de l'émission de
la liste des messages (trafic list) et permet de
vérifier immédiatement s'il n'y a pas de communication en instance pour un
navire appelant. Les relations toujours plus
fréquentes entre le centre d'émission de
Ruysselede et Ostende justifie les six canaux supplémentaires de
télégraphie harmonique, qui furent mis en service en 1967. Un canal supplémentaire VHF
fus mis en service à Middelkerke.
Depuis 1973, trois installations supplémentaires ont été crées pour la
navigation: le "système d'appel
sélectif", Selcal le "Télex over radio" TOR le service "Navtex" et le système "Autolink RT". qui on été mis service. Le système d'appel sélectif a depuis lors démontré sa grande
utilité. Par cette procédure d'appel, la voix humaine est remplacée par une
tonalité basse fréquence dont la hauteur correspond à un chiffre de 0 à 9 selon
le cas. La station émettrice dispose
d'un appareil de codage qui émet l'appel alors qu'un dispositif similaire
traduit l'information à l'arrivée. On utilise pour ce type d’émission l'appareillage
conventionnel en employant simplement des fréquences prévues à cet effet en OM,
OC ou VHF. L'indicatif du navire se
compose de cinq chiffres, alors que celui
de la station côtière n'en compte que 4. Il va de soi que le décodeur doit comporter un dispositif d'alerte
visuelle ou auditive avertissant de l'arrivée d'un appel. Etant donné que la méthode d'émission des appels sélectifs
semblait plutôt compliquée, un dispositif de codage semi-automatique fut mis en
service à Ostende radio le 19 mai 1983. Cet appareil lit automatiquement sur
l'écran les numéros d'appel sélectifs à émettre. Le 2 mai 1985 on inaugura le
système de boîte aux lettres. Vu le gain de temps appréciable que le système
d'appel sélectif procure, un nombre croissant de navires s'équipe de ce dispositif. Le 1
février 1992 dans le cadre du GMDSS (Global Maritime Distress
and Safety système) le
système "numérique sélectif d'appel" (DSC) est mis en service. Les
informations s'inscrivent sur un écran et sont directement imprimée. Le ''Teletype Over Radio'' (TOR) a également comblé les attentes d'Ostende Radio. Dans sa phase initiale de sa mise en œuvre à OST en 1976, ce système était constitué d'un
dispositif semi-automatique dans le sens
terre navire et vice versa. Depuis lors TOR a connu une évolution énorme
et le 15 décembre 1976 ''Ostende Radio'' procédait à la mise en service d'une
primeur mondiale, un service radiotélex entièrement
automatique dans le sens navire-terre. Dans le sens terre-navire,
par contre, les abonnés télex ont, depuis le 2 mai 1985, la possibilité
d'emmagasiner dans un fichier d'ordinateur, servant de boite aux lettres, leurs
messages destinés aux navires. Les opérateurs à bord peuvent alors se mettre en rapport avec ce
système informatique et après l'échange des données nécessaires (fréquence
d'activation, mot de passe etc, demander directement et automatiquement les
messages qui leur sont destinés sans l'intervention d'un opérateur de la
station côtière. En 1976, le nombre de liaison TOR n'était que
d'environs 400, alors qu'on dépasse maintenant les 33.000 unités. "TOR'' et
"NAVTEX" En
collaboration avec les diverses autres stations côtières, "Ostende Radio" émet des messages
météorologiques et de sécurité en mode ''radiodiffusion'' par "TOR"
sur la fréquence internationale 518 kHz. Il s'agit du système "NAVTEX"
(émission d'avertissement à la navigation à l'aide du système radiotélex). Les heures d'émission des messages de sécurité
des pays participants au NAVAREA ONE
(La mer du Nord) sont coordonnés de telle façon que les messages vitaux soient
toujours captés et que la navigation s"effectue en toute sécurité. Le système "
AUTOLINK RT" Grâce à ce
système qui a été mis en service le 2 juin 1993, il est possible d'établir des
contacts en radio, du navire en
direction de la terre. Le système Autolink RT peut également être
utilisé comme système d'appel direction terre-mer. "Anvers Radio"
Immédiatement
après la libération, OSA, reprit à la demande des autorités britanniques, sa
tâche dans le "British Wireless centre" situé Orteluiskaai, pour
faciliter le trafic avec les navires alliés. Sous les bombardements des V1 les
techniciens travaillèrent dans les locaux
du poste de pilotage situé ''Mageriekaai '', au montage d'un émetteur mixte
télégraphique et téléphonie commandé auprès de SBR pendant l'occupation. Cet émetteur put être mis en service en 1945. La section
téléphonie (OSW) ne put être remise en service 1948. Les récepteurs RCA
se trouvaient au premier étage du poste de pilotage.
L'émetteur télécommandé de Philips se trouvait dans l'ancienne usine automobile
"Minerva" Karel Oomsstraat.
Suite à
l'accroissement du trafic,
il fut nécessaire de construire d'urgence un nouveau
centre d'émission séparé. A cet effet ont choisit un
emplacement au ''Kruisschanssluis''.
Il devint opérationnel en 1958 et 1959. Le bâtiment "Minerva" fut maintenu en tant que centre de réception
provisoire. Le service mobile pour la navigation rhénane, instauré pendant
cette même année disposa de 2 émetteurs et 2 récepteurs télécommandés. En plus
du mat d'antenne de 35 mètres de haut les techniciens des ''SERVICES
MARITIMES'' érigèrent deux nouvelles antennes pour les ondes moyennes en 1960.
Cinq ans plus tard, le 13 septembre 1965, la nouvelle station de réception
pouvait être inauguré dans le Blancefloerlaan sur la rive gauche à Anvers. La réception
VHF fut transférée du Kruisschans à la rive gauche. L'Administration
de la marine loua les canaux VHF 12 et 14 pour le transport sur l'Escaut. Le trafic VHF prit, avec la navigation intérieure
un essor exeptionel. Afin de pouvoir couvrir un plus
grand territoire, le RMD dut mettre
en service en 1966 les stations relais de Gand et d'Hasselt. En 1969 la station
de Liège suivit et en 1970 celle de Ronquière.
Entre-temps la station relais d'Hasselt a été remplacée par celle de Mol. Au court
des années 1985/86, les stations de relais de Bellegem(Courtrai) ont été
mis en service pour la commande du
transport maritime sur l'Escaut , la
Lys, et sur les Rivière
(Namur), la Meuse et la Sambre. Comme
"Ostende radio" ''Anvers
Radio'' fut également équipée d'un circuit fermé de TV pour la communication de
la '' liste des messages. En 1973, le
système "Selcal"
fut introduit chez " OSA''. En
1975 la station disposait de deux récepteurs et émetteurs télégraphiques OM, de
4 récepteurs téléphoniques OM couplés à
2 émetteurs et enfin de 4 émetteurs et
récepteurs duplex VHF et d'un
simplex. Après cette période on entama le renouvellement
progressif de l'équipement radiotéléphonique en ondes métriques. Les principales raisons de cette modernisation
étaient: -
l'impossibilité
d'écouter et d'utiliser toutes les fréquences nécessaires pour établir des
liaisons radio, surtout après l'extension
du nombre des stations relais par des émetteurs auxiliaires à Vilvoorde,
Courtrai et Namur. -
le glissement
vers le trafic VHF au détriment du trafic téléphonique dans les OM. D'ailleurs
pour des raisons de rationalisation, le trafic téléphonique avec les navires
dans les OM fut supprimé à OSA en
novembre 1983. -
les possibilités
de communication limitées des postes de
travail d'opérateurs en téléphonie. Etant
donné qu'il n'était pas possible
d'établir plus d'une communication par table, des difficultés se présentaient régulièrement
pendant les heures de pointe. De long
délai d'attente donnèrent lieu à l'annulation des demandes de communication et à la sollicitation d'autres stations
côtières. - et enfin la nécessité d'améliorer la
qualité des liaisons. L'appareillage
renouvelé (liaisons mécaniques remplacées par des circuits électroniques à
commande par ordinateur) se compose d'un clavier pour l'introduction des
instructions et d'un écran de visualisation dont certaines données sont fixes
et d'autres variables pour le contrôle des opérations effectuées. Il y a 6
positions d'opérateur et 1 de réserve, chacune comportant 3 possibilités
d'établissement de communication. Pour
agrémenter le travail dans la salle de transmission et pour créer une ambiance
calme, l'installation des postes de travail a été revue de manière ergonomique,
conformément aux conseils du service de la médecine du travail. L'entrée en
service officielle du nouvel appareillage eut lieu le 9 janvier 1985 en
présence de l'Autorité supérieure, des gouverneurs de province de l'Echevin du
port et de l'administrateur général de la régie des T.T. Le
trafic sur les ondes moyennes a été réduit à l'écoute de la
fréquence de détresse 2182 kHz
et à l'émission de message de messages urgent aux marins, d'avis du vent
et de tempête, d'indication concernant la visibilité et d'autres communication
relatives à la navigation sur l'Escaut, 2 émetteurs téléphoniques de 1 kW étant
suffisant à cet effet. Pour la radiotélégraphie OSA dispose de 2 émetteurs de 4,5 kW. En novembre
1984, un service de contrôle chargé de l'écoute des voies simplex pour le
trafic maritime mobile sur les ondes métriques fut instauré à OSA. Ce service a pour objectif de
détecter les abus dont ce plaigne régulièrement tant les bateliers que ceux qui
desservent les stations côtières. Après identification des navires en défaut
les mesures nécessaires allant jusqu'au retrait de la licence sont prises pour
combattre de telles pratiques. Enfin ''Anvers
Radio'' avait la possibilité d'effectuer
des liaisons VHF automatique avec les navires qui se trouvaient dans
l'embouchure de l'Escaut, au moyen du système Autolink RT. Centre
d'émission "Ruysselede"
Pendant
l'occupation, des plans ont été élaborés et préparés. Une commande secrète d'un
émetteur avait été faite à Philips, dont la livraison était prévue après la fin de la guerre. De ce fait, il fut possible
quelques semaines après la libération de mettre une installation provisoire en
service. Puisque Ruiselede a été prévu principalement pour les émissions
radio intercontinentales, l'attention s'est tournée ce qui est bien
compréhensible vers la remise en route des station télégraphiques pour le Congo
,l'Amérique et les villes européennes les plus importantes pendant la
reconstruction du poste de radio belge. Le temps nécessaire pour la
reconstruction était très faible, et déjà en 1946 les nombres de
communications d'avant la guerre ont été atteintes. Le 15
novembre le "Bureau Central
Radio" a repris via la station "ORG" le trafic en ondes
courtes avec les navires congolais. 1948 une nouvelle station pour les ondes longues fut
construite, pour couvrir le continent
européen, avec deux antennes de 120 mètre de hauteur. Ces antennes ont
été transformées en antennes d'ondes moyennes
en 1966 et ont été mis à la
disposition du "RMD". Entre-temps
l'augmentation des émissions radio a
conduit à la nécessité d'augmenter le
nombre des antennes d'ondes courtes. Pour empêcher l'influence mutuelle des
antennes existantes, un troisième centre
sur un terrain d'environ 75 hectares fut
construit à AALTER, à environs
deux kilomètre de distance du premier centre
En décembre 1952, un émetteur d'ondes courtes de 15
kW fut à la disposition du "RMD".
En 1956, trois nouvelles antennes ont
été construites sur le terrain à l'ancienne centrale, pour améliorer les
liaisons avec les navires dans le golfe
du Mexique et dans le golfe Persique. En 1959,
une nouvelle antenne onde courte fut installée pour "Ostende Radio"
suivie en 1962 de 5 antennes omnidirectionnelles autour du centre C. En outre, cinq émetteurs à bande latérale unique avec
sélection de fréquence automatique ont
été achetés. L'année 1968
apporta un nouveauté dans les
services radio maritimes à savoir une
antenne tournante logatihmique-périodique pour OC et un émetteur à accord automatique
qui put à bref délai, émettre sur
fréquence quelconque, dans n'importe quelle direction. La part
toujours croissante des services maritimes mobiles dans l'exploitation du
centre d'émission et la diminution du trafic télégraphique ordinaire de point à
point furent à la base de la décision de procéder en 1972 à l'intégration
définitive de Ruiselede en tant que centre
d'exploitation dans la circonscription des services Radiomaritimes. Depuis 1976
le parc d'émetteurs et d'antennes a été renouvelé régulièrement, jusqu'à
aujourd'hui et adapté à l'utilisation croissante du trafic maritime, mais principalement du trafic TOR.
On procéda ainsi à
l'installation de: - trois émetteurs automatiques de 30 kW ; - sept émetteurs automatiques de 10 kW ; - deux matrices d'antenne coaxiale (10 x 8); - six antennes
dipôle large bande; - deux antennes rotatives périodiques logarithmiques horizontales; - deux antennes verticales omnidirectionnelles. Des installations de transmission très vieilles
pouvaient en outre être supprimées.
OSTENDE RADIO Les Antennes Afin de mieux comprendre le projet et
l'utilisation du parc d'antennes à la disposition d'Ostende pour l'acheminement des communications maritimes, résumons tout
d'abord les problèmes spécifiques qui se posent en matière de transmission. Pour les radiocommunications en ondes
moyennes et en ondes courtes, ce sont les ondes de sol et les ondes réfléchies
(space wave) qui sont les
plus importantes. Dans le cas de ces dernières, l'ionosphère agit comme
réflecteur. Puisque les caractéristique
de cette couche atmosphérique subissent de fortes variations, selon le
moment de la journée, de la station, de
la maison, de l'activité solaire et de la position géographique du
correspondant, il est fréquemment nécessaire de changer la fréquence de travail
afin d'utiliser au maximum les conditions de propagation du moment. Il s'ensuit
que seules les antennes à large bande sont utilisables. Suivant la distance à couvrir, les ondes
réfléchies atteignent les antennes de
réception sous des angles différents Lorsque la distance diminue, l'angle
s'agrandit et l'onde suit une pente de
plus en plus oblique par rapport à l'horizon; la valeur théorique de cet angle
étant de 90°. Pour les distances plus grandes (jusqu'à 5000 km) elles ne
peuvent être atteintes que sous des angles plus petits encore, soit environ 5°.
De pareille distances sont généralement
obtenues en deux bonds ou plus. Dans le service des communications radiomaritimes où les correspondants peuvent être situés à
diverses distances, il est indiqué d'employer des antennes qui ne présentent
pas un faisceau trop étroit dans le plan vertical. Pour les distances
relativement courtes, les communications par l'onde réfléchie se font mieux
avec des antennes horizontales de faible hauteur. Pour les distances allant jusqu'à 500 kM,
un dipôle dont la hauteur de suspension horizontale par rapport à la longueur
d'onde est de 0,3 donne de bons résultats. A cause des caractéristiques de
l'ionosphère, des angles d'incidence aigus ne sont possibles que pour des
fréquences en dessous de 12 MHz. Les antennes verticales ont toujours un ''dip'' avoisinant les 90°, ce qui exclut dans ces conditions
une utilisation rentable. Elles sont surtout intéressantes pour la réception
d'onde avec un petit angle d'incidence, c'est-à-dire pour la réception de l'onde de sol à courte
distance ou, de l'onde réfléchie à grande distance. Pour les communications à
longue distance, on utilisera un diagramme directionnel (typique pour ce genre
d'antenne). La bande des ondes courtes très souvent
saturée souffre fréquemment d'interférences causées par des signaux transmis
simultanément sur une même fréquence. Celles-ci ne peuvent être éliminées, même
en augmentant la sélectivité des récepteurs. Toutefois comme les signaux
émanent en général de directions variées, une amélioration importante est
obtenue en utilisant des antennes directionnelles. Ce sont ces considérations
générales qui ont conduit à la conception du parc d'antennes d'Oostende Radio. LES ANTENNES DE
RECEPTION: Voici une
description sommaire des diverses antennes installées sur le terrain d'une
étendue de 63 ha qui est situé à 8 km d'Ostende. La distance à vol d'oiseau
jusqu'à la côte est d'environ 5 km. On y distingue les antennes suivantes: Un groupe de 5
antennes rhombiques: Bien que ces antennes se distinguent par certaines
qualités favorables, ayant entre autres une directivité importante dans une
bande de fréquence très large, elles ont
en outre l'avantage d'une impédance
d'entrée relativement constante. Si l'on tient compte des frais de
construction assez bas, de la simplicité de conception de la construction et de
l'entretien, on conçoit que, dans le domaine des radiocommunications, ces
facteurs ont largement contribué à l'application très répandue d'antennes en
losange. Les cinq antennes en question ont été conçues afin d'obtenir un
résultat optimal dans la bande de fréquence de 14 à 28 MHz. elles sont encore
utilisables en dehors de cette bande, mais avec un effet de directivité
beaucoup plus réduit. Chaque antenne est dirigée vers deux directions opposées
de 180°, les deux extrémités étant alternativement terminées par l'impédance
caractéristique de l'antenne. Les caractéristiques mécaniques se lisent
comme suit:hauteur 20 mètres, longueur:65 mètres, angle: 70°. Quand aux
caractéristiques électriques, elles sont: angle d'élévation à 14 MHz 16°,à 28 MHz 7°. Impédance 600 ohms. Gains à 14 MHz: 19 dB; à
28 MHz:23 dB. A cause de l'effet directionnel prononcé de ces antennes, il est
nécessaire de prévoir plusieurs unités réparties dans différentes directions
afin d'assurer l'écoute dans toutes les directions. A Ostende Radio, un
ensemble de cinq antennes a été installé en éventail. La première antenne,
pointée sous un angle azimutal de 365° est appelée pôle Nord-pôle
Sud. Les autres ont leur axe dirigé sous des angles azimutaux de respectivement
31°,319°,283° et 247°. Le décalage est donc de 36°. En tenant compte de l'utilisation
bidirectionnelle de chaque losange, cela signifie qu'en réalité les opérateurs
disposent de dix antennes avec comme axes principaux 31°/211°, 67°/247°,
103°/283°, 139°/319° et 175°/355°. Les extrémités de chaque antenne sont
amenées vers le tableau répartiteur par câble coaxial via un transformateur de 600/75 ohms. Trois antennes rhombiques: Ces trois
antennes ont spécialement été conçues pour capter les émissions à grande
distance sur des fréquences d'environ 8
MHz. Leurs caractéristiques mécaniques se lisent comme suit:hauteur 36 mètres,
longueur:140 mètres, angle :67°. Quand aux
caractéristiques électriques, elles sont : angle d'élévation à 6 MHz 20° et à
8 MHz 14° et à 12 MHz 10°, l'impédance
600 ohms. Gains à 6 MHz:20 dB:à 8 MHz 21 dB et à 12 MHz:23 dB Compte tenu de la
surface du terrain et de l'emplacement, les dimensions des antennes ont été
choisies de telles façon que, même pour une fréquence assez basse, un angle
d'incidence relativement petit en résulte. Afin de rendre l'impédance plus indépendante
de la fréquence elles ont été faites de trois fils. Ce sont les routes de
navigation les plus importantes qui ont déterminé les axes, à savoir:108° en
direction du Golfe Persique, 167° vers l'Afrique du Sud et 270° à destination
des Antilles. Les deux jeux d'antennes précités ont été conçus et réalisés par
les services de la Régie des T.T Deux
antennes verticales omnidirectionnelles: Il s'agit de deux dipôles
verticaux à large bande (1,6 à 30 MHz).
En vue d'obtenir le plus possible les conditions d'une conductibilité parfaite
de la surface sous chaque antenne, on a enterré un réseau métallique en forme
d'étoile comprenant 16 rayons de fil de cuivre (4 m/m de diamètre) de 6 mètres
de longueur à une profondeur d'environ 0,5 mètres. Les combinaisons R1L1 et R2L2,
respectivement au sommet et à 2,5 m du sommet ont pour but de limiter la
longueur électrique de l'antenne à Lambda/4 dans toute la bande de fréquences
en cause. C'est ainsi qu'on
obtient un diagramme vertical de forme cosinusoïdale,
particulièrement indiqué pour la réception des ondes de sol ou des ondes
réfléchies ayant parcouru de grandes distances. Le diagramme de rayonnement
horizontal est évidemment circulaire. Ces antennes sont surtout utiles dans les
cas de trafic radio où il n'y a pas d'antennes spécifiques disponibles. Quatre antennes verticales directionnelles:
Chacune de ces antennes est composée d'un groupe de huit dipôles verticaux à
large bande dans une configuration de 2 x 4. La distance entre deux antennes
d'une même rangée est d'environ Lambda /2 et celle entre deux rangées d'environ
Lambda/4.Le gain avoisine les 6 dB et le rapport avant/arrière se rapproche de
15 dB. Chaque dipôle a les mêmes caractéristiques que celle citées pour le jeu
précédent. Ces antennes sont surtout indiquées pour la réception des ondes
réfléchies ayant un angle d'incidence très petit et des ondes de sol arrivant
sous une direction azimutale de 20° à 60°. L'axe principal du groupe a été pointé dans
une direction qui est la plus intéressante pour les communications radiomaritimes de la station, soit: 20° pour la mer du
nord, 200° pour le golfe de Gascogne et
la Méditerranée, 260° pour le pas de Calais et enfin 325° pour l'Islande et la
mer d'Irlande. Comparé au losange classique, un terrain d'une surface au moins
20 fois plus petite est requis pour une même bande de fréquences, le rapport
signal/bruit étant toutefois de 5 10 dB moins bon. Trois antennes dipôles horizontales à large
bande: Il s'agit de trois antennes horizontales à large bande conçues pour
capter les fréquences de 1,6 à 25 MHz/ Leurs caractéristiques principales sont:
longueur électrique active de 39 m,
impédance transformée 60 ohms, hauteur de fixation de 30 et 14 m(respectivement). Ces antennes sont destinées à la
réception de signaux (fréquence inférieure à 12 MHz) émis à des distances
relativement courtes (200 à 500 km) propagés par ondes réfléchies et arrivant
par conséquent sous des angles d'incidence élevés. Au-dessus de cette
fréquence, on constate un morcellement du diagramme de rayonnement horizontal
et vertical. A fréquence égale, le dipôle le plus haut permet de couvrir une
plus grande distance que le dipôle suspendu plus bas. Trois antennes LPD (logarithmiques
périodiques) verticales et deux horizontales: Ce type d'antenne est assez
récent. Leurs caractéristiques électriques très intéressantes encouragent de
plus en plus leur emploi, aussi bien
pour l'émission que pour la réception. Elles s'installent aussi bien
horizontalement que verticalement de façon fixe ou orientable. L'antenne
verticale LPD utilisée à la station d'Ostende Radio est composée de 23
monopôles suspendus à un fil de support. Les monopôles les plus longs sont
pourvus d'une charge capacitive au sommet. Ce genre d'antenne favorise les
ondes ayant un petit angle d'incidence. Elles conviennent à la réception des
ondes de sol et des ondes réfléchies provenant d'émetteurs situés à des
distances supérieures à 500 Km. Je vous fais grâce de la description et des
caractéristiques techniques qui sont plutôt longues et complexes. Quelques antennes pour ondes moyennes:
S'agissant d'antennes filaires du type L ou T construites par les services de
la R.T.T Les
distributeurs d'antennes: Les distributeurs d'antennes utilisés à la
station côtière permettent de connecter plusieurs récepteurs à une antenne
commune sans qu'il y ai influence mutuelle
et dans des conditions telles que chaque récepteur reçoit séparément un
signal d'entrée équivalent au signal d'antenne original. Il s'ensuit que les
distributeurs en question doivent satisfaire à des conditions techniques très
sévères, surtout en ce qui concerne le bruit, l'inter modulation, le découplage
des sorties, etc. Le
schéma de principe d'un
amplificateur distributeur d'antenne se lit comme suit: Entrée {filtre
1,5-30 MHz} –Limiteur- Amplificateur- Unité de distribution Sorties. Le
limiteur n'intervient que lorsque des
tensions trop élevées sont appliquées à l'entrée. Selon le cas, on peut insérer
un filtre passe-bande facultatif de 1,5 à 30 MHz L'impédance à l'entrée et à la
sortie est de 50 ohms, le gain de 0 dB, le facteur bruit de 8 dB/ La distorsion
d'intermodulation est meilleure que 85 dB pour deux signaux d'entée de 100 mV
chacun. On compte enfin 24 sorties. Les
commutateurs d'antenne: Ces commutateurs permettent aux opérateurs la
réception de 18 antennes différentes choisie parmi toutes celles dont nous
avons parlé plus haut. La composition des groupes a été judicieusement
effectuée en tenant compte des écoutes spécifiques dont les différents
opérateurs sont chargés (ondes moyennes ou ondes courtes par exemple. Les
distributeurs, les commutateurs d'antennes et les récepteurs se trouvent à la
station de réception d'Oudenburg, tandis
que la commande des commutateurs et des récepteurs se fait à partir des pupitres
d'opérateurs à Oostende. A partir du panneau de desserte, l'opérateur peut
commander le choix d'antenne, soit automatiquement, soit manuellement avec le
commutateur ad hoc dont il dispose sur son panneau individuel. Dans le premier
cas, le commutateur branche
successivement les différentes antennes au récepteur de façon
automatique. Les intervalles de commutation sont réglables entre 5 et 10
secondes. L'opérateur est donc en mesure d'assurer, dans un laps de temps
relativement bref, l'écoute des 18 antennes à sa disposition. En
verrouillant une clef particulière du sélecteur d'antenne, le commutateur à pas
s'arrête et bloque le circuit dans la position correspondante. En
fonctionnement automatique, il est aussi possible, à partir du panneau de commande,
d'indiquer des positions du commutateur à passer, c'est-à-dire que les antennes
correspondantes sont mises hors circuit. LES STATIONS D'EMISSION Pour
l'établissement de ses radiocommunications en ondes moyennes et en ondes
courte, la station côtière d'Ostende-Radio dispose de deux centres d'émission situé respectivement à Middelkerke et à Ruysselede. La station de
Middelkerke: Le tableau ci-après donne un aperçu de l'équipement d'émission
installé à Liddelkerke. Nombre Emission
Bande de Puissance
Nombre de Antenne fréquence fréquence 2 Phonie 1,6-28
MHz 10 kW 80 Antenne à D Cône
renversé
ou à cage. 2 Phonie 1,6-28
MHz 10 kW 40 Dipôle hor ou
D
cône renversé 1 Phonie/TOR 1,6-28 MHz 1 kW 80 Dipôle horizontal 2 CW 405-535 kHz 5 kW 5 Antenne en T 4 Phonie 156-163 MHz 100 kW 4 Yagi Les changements de fréquence et de
catégorie d'émission sont commandés par les opérateurs se trouvant à la station
de commande centrale à Oostende grâce à l'équipement électronique télécommandé.
Cette possibilité de choix permet une grande souplesse lorsqu'il s'agit
d'établir des communications avec les navires. Il faut bien se rendre compte que, dans les
services radiomaritimes, les correspondants mobiles s'annoncent à partir de
n'importe quelle direction et à des distances non connues à l'avance. C'est
pour cela que l'opérateur doit disposer de tous les moyens pour choisir
immédiatement la fréquence de travail la plus indiquée sans devoir faire appel
au service technique. Pour le choix de l'émetteur, de la
fréquence et de la catégorie d'émission, on utilise le système MTT (système
multitone de télésupervision). Il s'agit d'une installation fonctionnant
d'après le principe du multiplexage en fréquence. Du côté de l'émission, on
dispose de 27 oscillateurs dont les
fréquences, se situant dans la bande audio (300 Hz à 3.120 Hz avec un
intervalle de 120 Hz entre 2 canaux successifs), sont envoyés simultanément sur
une ligne téléphonique. Côté réception, on dispose de récepteurs audio accordés
sur les fréquences correspondantes. Par application du code binaire, la
transmission sur une seule ligne téléphonique d'un très grand nombre de
commandes et d'instructions est ainsi possible. Voici finalement une description sommaire
de l'antenne à double cône dont il est fait mention au tableau ci-dessus. Il
s'agit en fait d'une antenne verticale omnidirectionnelle à large bande. En
raison de cette verticalité, ses bonnes qualités d'émission seront mises à
profit pour des distances de 500 à 2000 km. Les antennes dipôles horizontales
ont les mêmes caractéristiques que les antennes de réception décrites plus tôt,
mais comme antennes émettrices, elles ne sont utilisables que dans les bandes
de 1,5 à 9 MHz. Quant aux antennes VHF, elles sont installées sur divers
pylônes à une hauteur de 65 m. LA STATION DE RUYSSELEDE: Le tableau
ci-après donne un aperçu de l'équipement d'émission installé à Ruiselede. Nombre Emission Bande
de Puissance
Nombre Antenne fréquence disponible fréquences 2 Phonie 4-28 MHz 10
à 30 kW 10
Antenne à cône ou LPD Horizontale 12 Phonie/TOR 1,6-28 MHz 10 à 30 kW 80 Dipôle horizontale 12 CW
4-28 MHz 1 à 20 kW 1
Dipôle vertical 2 CW 435-512
kHz 5 kW 5
Antenne en L A partir
d'Oostende, ces émetteurs peuvent être enclenchés et dans certains cas leur fréquence peut être
modifiée. Le choix de la direction azimutale de l'antenne logarithmique
périodique est également obtenu par l'opérateur d'Oostende au moyen d'une
télécommande. LES STATIONS RELAIS VHF Comme la portée d'une liaison en VHF est
relativement courte, la station d'Ostende-Radio dispose de trois émetteurs ad
hoc se trouvant à la Panne, Zeebrugge et Ostende centre. Ils permettent de
couvrir toute la côte belge, y compris l'estuaire de l'Escaut. Le but principal
de la station auxiliaire de la Panne est de faciliter le trafic radio avec les
bateaux mouillant dans le Pas de Calais; La station de Zeebrugge, au contraire,
doit couvrir l'Estuaire de l'Escaut. Les antennes utilisées dans ces stations
relais ont un diagramme de rayonnement directionnel. Rôle de
la station côtière Ostende Radio On peut résumer comme suit les activités
d'Oostende Radio: En matière de
sécurité: - Surveillance de
fréquences assignées en vue de capter d'éventuels appels de détresse, les
appels urgents et les appels de sécurités auxquels on donne immédiatement suite
auprès des services de secours de l'Administration de la Marine et de la base
des forces aériennes à Koksijde, lorsque le sinistre à lieu dans la zone
d'exploitation et de sauvetage belge. L'écoute est
permanente sur la fréquence téléphonique de 2182 kHz, sur le canal VHF 16 et
sur la fréquence télégraphique de 500 kHz. - Emission de messages
urgents à la navigation, s'agissant de messages concernant des situations
succeptibles de mettre les navires en danger. On les émet à intervalles
déterminés et ce, aussi en radiotélégraphie qu'en radiophonie. La transmission
par radiotélex fait partie du système des messages de sécurité. - Emission de
bulletin météorologiques et d'avis de tempête et de givrage. - Transmission en
cas d'accident ou de maladie à bord d'un navire en mer d'avis médicaux fournis
par l'hôpital militaire d'Anvers. EN MATIERE ECONOMIQUE ET COMMERCIALE Etablissement de
communications bilatérales téléphoniques, télégraphiques et télex entre les
navires et la terre ferme. RADIOTELEPHONIE - VHF ou ondes
métriques. Présence permanente. Communication très claires grâce à la modulation
de fréquence, Mais limité à une portée de 30 à 100 km selon les
circonstances atmosphériques et les
conditions de propagations. Ostende Radio utilise des stations de relais, à la
Panne et zeebrugge. - MF ou ondes
moyennes. Présence permanente. Application
de la bande latérale unique prescrite actuellement avec audibilité accrue et
utilisation plus rationnelle du spectre des fréquences. Portée de 1000 à 4000
kilomètres. - HF ou ondes
courtes. Présence permanente sur
certaines bandes, conformément aux accords internationaux. Application de la
technique de la bande latérale unique. RADIOTELEGRAPHIE - MF ou ondes
moyennes. Présence permanente. Portée de
1000 à 4000 kilomètres - HF ou ondes
courtes. Présence permanente et dédoublement alternatif sur différentes bandes.
Ecoute simultanée de plusieurs fréquences d'une même bande et, au besoin, de
plusieurs bandes grâce à un système de balayage qui l'écoute automatique par un
nombre minimal d'opérateurs. RADIOTELEX Présence
permanente sur différentes bandes de fréquence et balayage automatique. Communication
entièrement automatiques du navire vers la terre via la boite aux lettres. Infrastructure d'Ostende
Radio Par suite des
progrès rapides des techniques numériques,
le réglage à distance des récepteurs de radio communications est
maintenant possible. La régie des T.T en a profité pour réaliser une
exploitation plus rationnelle de ses installations de télécommunications
destination des navires. Elle a réalisé par
ses propres moyens un central téléphonique radiomaritime à Ostende. Les jeux d'antennes de réception et
d'émission situés à plusieurs kilomètres d'Ostende sont maintenant commandés à
distance pour toutes les opérations connexes au trafic téléphonique avec les
bateaux. L'intervention des opérateurs se borne à l'introduction des données
adéquates à l'aide d'un clavier. Pour commence,
nous jetterons un coup d'œil sur l'évolution de la station côtière d'Ostende
Radio au fil des ans, puis nous étudierons plus en détail le fonctionnement du
central et des récepteurs situés à distances et conclurons enfin par une
énumération des émetteurs avec leurs caractéristiques et un aperçu des antennes
d'émission et de réception utilisées, avec les résultats auxquels on peut
s"attendre du point de vue de la propagation. GENERALITES Lorsque le 1er avril 1966, la
nouvelle station côtière d'Ostende Radio fut mise en service à Oudenburg,
personne certes, n'aurait cru qu'à peine 12 ans plus tard, les opérateurs
allaient encore déménager pour aller, s'installer à Ostende. Avant cette date,
la station côtière était abritée dans un petit bâtiment situé sur le territoire
de la commune de Stene. La station émettrice se trouvant à
Middelkerke fut, par des techniques d'avant-garde, desservie à distance par les opérateurs de
Stene. Un espace trop
restreint pour le déploiement des antennes, l'agglomération en expansion et la
circulation routière (source de parasite) le long de la grande route qui
bordait la station côtière à cette époque nécessitait un déménagement complet.
Ces raisons expliquent la construction d'une nouvelle station à Oudenburg. Pour
autant que ce fut encore possible dans une région côtière peuplée, on put
disposer au départ d'un terrain d'environ 20 hectares pour le déploiement des
antennes qui remplissait les conditions optimales pour l'implantation d'une
station côtière radio. Sa situation isolée, propice à la réception radio,
causait toutefois de multiples problèmes
pour le personnel ayant la charge de l'exploitation et de l'entretien. Dans un rayon de 5 km, il n'y avait pas ou
peu d'habitation, la circulation publique était inexistante. Une intervention
auprès de l'administration communale d'Oudenburg pour rendre l'unique voie
d'accès carrossable fut nécessaire. Lors de sa mise en service, la nouvelle station côtière pouvait à juste
titre être considérée comme un ensemble très moderne et unique en son genre. On
avait su trouver des solutions originales et appropriée aux divers problèmes, ce qui devait favoriser une exploitation propre
à Ostende Radio. A titre d'exemple mentionnons: - les antennes à
losanges dirigées, en éventail qui, au moyen d'un commutateur électronique de
conception et de réalisation originale permettent une écoute automatique du
spectre sur 360 degrés d'azimut; - le central de
commutation, déjà entièrement transistorisé, qui permettait opérateurs, par
l'intermédiaire d'un système de verrouillage entre les diverse positions de
dessertes, l'accès automatique aux émetteurs se trouvant à Middelkerke et à
Ruiselede, ceci pour toute les fréquences. L'évolution depuis une quinzaine d'années. A la suite de la mise en service de câbles
sous-marins, la station émettrice belge de Ruiselede desservant les
radiocommunications internationales entre points fixes voyait diminuer son
activité, à partir du milieu des années 60. Comme d'autre part une demande accrue se
manifestait pour l'extension des communications dans les services
radiomaritimes, il était devenu possible
d'affecter graduellement les émetteurs de Ruiselede maintenant disponibles aux
besoins de la station côtière d'Ostende-Radio. Consécutivement à la mise en
service de satellites pour la réalisation des communications radio, la station
émettrice de Ruiselede a d'ailleurs été complètement
intégrée dans le secteur radiomaritime. C'est ainsi qu'au fil des ans
l'infrastructure technique évoluait vers l'adaptation des émetteurs aux
exigences d'exploitation propres à une station côtière. En effet, dans le
service radiomaritime où les communications sont
relativement nombreuse, mais en général
de courte durée et ne sont pas lié à une direction déterminée, la nécessité de
pouvoir changer de fréquence avec souplesse s'impose. La première phase de
l'automatisation et de l'exploitation
intégrale à distance nécessitait un réseau télécommandé important permettant
les activités précitées et comportait également une transformation méthodique
de antennes disponibles; exigeant, notamment
la mise en service d'antennes omnidirectionnelles. Entre-temps la technique numérique fit son
apparition avec son éventail de possibilités sur le plan de la
télésignalisation et de la télécommande. Il fallut toutefois attendre jusqu'en
1975 pour pouvoir disposer de récepteurs de communications équipés d'une
commande à distance adéquate et utilisable pour l'exploitation d'une station
côtière. Ce moyen d'exploitation étant
prévisible à la fin des années 60, les
services radiomaritimes belges dressèrent leurs plans
pour une centralisation des services d'exploitation par l'application des
commandes à distance à partir d'Ostende, tant pour les récepteurs installés à Midddelkerke et à Ruiselede que pour les récepteurs se trouvant à Oudenburg dans le voisinage immédiat de leurs antennes. C'était là un choix osé sur l'avenir, certes,car
ce n'est qu'au début de la décennie en cours que les gammes commerciales
normales de récepteurs de télécommunication télécommandés firent leurs
apparition d'une manière courante sur le marché. Notons toutefois que ces
récepteurs répondirent d'une façon plus satisfaisante qu'initialement prévu,
puisqu'ils permettaient l'accord à distance quasi continu, à savoir avec un pas
de 10 Hz. Au début, là ou l'on croyait qu'un réglage
de fréquence par pas de 100 Hz pourrait donner satisfaction, on constata que
pour l'utilisation dans une station côtière, une plage plus étroite (par
exemple de 10 Hz) était nécessaire. Ceci
s'explique par le fait qu'en recherchant des signaux télégraphiques en mode A1A
avec des intervalles de 100 Hz, l'opérateur avait affaire à de trop grands
écarts de tonalité pendant la procédure d'accord avec le signal de son
correspondant. C'est le B.F.O fixe qui rendait les tâtonnements très difficiles
vers d'éventuels appels dans la bande de fréquences quelconque. Finalement, en se fondant sur 2 bases
principales, notamment d'une part sur un système souple et sophistiqué de
commande à distance des émetteurs et partiellement des antennes, et d'autre
part, sur la mise en service de récepteurs télécommandés pouvant être réglés
d'une manière quasi continue, on entreprit les travaux pour la construction
d'un nouveau centre à Ostende. Partout; où c'était possible, des équipements
normalisés furent utilisés pour la réalisation des appareils électroniques. Les
services R.T.T. ont conçu et réalisés tous les dispositifs d'adaptation de
télécommande des émetteurs et se sont chargés de l'exécution des travaux, y
compris pour les installations décrites
au chapitre du système de télécommande que nous aborderons plus tard. On put
ainsi remédier aux inconvénients déjà énumérés de l'exploitation d'un centre de
réception isolé. Situation géographique et infrastructure de la
nouvelle station. La station côtière d'Ostende Radio est
géographiquement implantée dans des localités différentes situées en Flandre occidentale
et en Flandre orientale. Les pupitres des opérateurs se trouvent à Ostende d'où
tous les émetteurs et récepteurs peuvent être syntonisés et contrôlés. La liaison du centre d'exploitation
d'Ostende avec les autres points se fait par câble. De plus les points vitaux,
c'est-à-dire Oudenburg, Ruiselede
et Middelkerke sont reliés avec Ostende par une voie
de dédoublement à faisceaux hertziens. Le câblage a été réalisé de telle façon
que, par simple action d'un
interrupteur, la voie de réserve par voie hertzienne est automatiquement mise en service. LA
STATION DE RECEPTION Les récepteurs télécommandés: Les
récepteurs de communication sont du type synthétiseur et fonctionnent
dans la bande de 15 kHz à 30 MHz. L'accord des fréquences et le réglage de
toutes les autres fonctions comme la largeur de bandes, la catégorie de
réception, le B.F.O etc se font à partir d'un panneau
de contrôle par l'intermédiaire d'un système de transmission de données
séquentielles. Les données passent par un module d'interface où elles sont
transformées en un système interne de
données de contrôle en parallèle. Ainsi par l'intermédiaire de modems du type
standard utilisé par la Régie des T.T,
le panneau de contrôle est relié à partir d'Ostende, au moyen de circuits téléphoniques
du type courant, aux récepteurs
installés à Oudenburg. L'étage HF, surveillé par un circuit de
sécurité, reçoit le signal de l'antenne qui est amené vers des amplificateurs
linéaires ad hoc. Après amplification et verrouillage par un filtre à bande
passante jusqu'à 32 MHz, le signal
aboutit au premier mélangeur où il est combiné avec la sortie de l'oscillateur
local qui fonctionne entre 35.4 et 65.4 MHz
(signaux du synthétiseur) pour y
constituer la première fréquence moyenne
de 35.4 MHz. Par l'intermédiaire d'un filtre de bande et d'un
amplificateur correspondant, le signal est amené vers un étage mélangeur pour y
être combiné avec un signal de 34 MHz. émis lui aussi par le synthétiseur), ce
qui engendre ainsi la seconde fréquence moyenne de 1,4 MHZ. Correspondant à la classe de réception
choisie, le signal de 1,4 MHZ aboutit aux filtres SSB de moyenne fréquence
indiqués. La sortie de ceux-ci est relié avec
l'amplificateur principal à moyenne fréquence qui est un amplificateur à
réglage de volume automatique, et au détecteur qui contrôle le gain des
différents étages à moyenne fréquence. Le mélangeur suivant produit finalement
la troisième fréquence de 100 kHz qui alimente, soit un détecteur de produit
pour la réception en mode CW/SSB, soit un détecteur d'enveloppe pour la
réception en DSB. Un B.F.O. est prévu couvrant une plage de 100
kHz (plus ou moins 3 kHz pour le fonctionnement en CW), tandis que pour la réception
en SSB ou ISB, la porteuse à réinjecter est fournie par un générateur de
fréquence étalon de 100 kHz. Les principales exigences techniques en
matière de récepteurs sont les suivantes: Possibilité de
réception dans les catégories suivantes: -télégraphie à
porteuse non amortie (A1A), -télégraphie en
modulation d'amplitude (A2A), -télégraphie en
modulation à bande latérale unique (H2A), -téléphonie en
modulation d'amplitude (A3E) -téléphonie en
modulation à bande latérale unique selon les critères établis par le C.C.I.R,
dans le domaine des communications radiomaritimes,
aussi bien avec l'onde porteuse (H3E), l'onde porteuse amortie (R3E,-16 dB et
-26 dB) qu'avec l'onde porteuse supprimée (J3E). Un commutateur permet de
choisir la réception en bande supérieure ou inférieure. Gamme de
fréquences: Le récepteur couvre une gamme de fréquences
entre 15 kHz et 30 MHz. ON peut effectuer une écoute continue au moyen d'un
bouton rotatif, pendant qu'à distance, l'accord réalisé au moyen de la
télécommande se fait par palier de 10 Hz. Trois possibilités d sélection sont
prévues, à savoir:rapide, moyen, lent. Un bouton spécial est prévu pour
l'élimination des décimales, ce qui permet d'accorder très rapidement le
récepteur sur une fréquence à une unité près. Une fois choisie, la fréquence peut être
mémorisée tandis qu'une seconde sélection de fréquence peut s'opérer et être à
son tour mise en mémoire. En dehors de ces eux fréquences arbitrairement
sélectionnées, le récepteur peut en outre être programmé sur n'importe quel jeu
de fréquences. Pour régler le volume haute fréquence, on dispose de 3
possibilités: - le réglage
manuel, - le réglage
automatique de volume - le réglage
automatique avec seuil. Sensibilité: En CW et SSB, (A1A, H2A, R3E, H3E, et J3E),
le rapport signal-bruit pour une largeur de bande de
3 kHz est de 15 dB pour une entrée de 1 microvolt. Ce rapport est de
15 dB dans la bande de 15 kHz à 50 kHz avec entrée de 10 microvolts (f.e.m) la
sélectivité de la moyenne fréquence pour une bande passante de 25 Hz à 3000 Hz
est égale à -50 dB aux fréquences -400 Hz
et + 4000 Hz: le récepteur à des caractéristiques exceptionnelles en ce qui
concerne la suppression de la transmodulation et des produits d'inter modulation;
un appareil de mesure est prévu sur le panneau frontal pour indiquer le niveau
de la haute fréquence, pour envoyer un signal audio sur le circuit extérieure
et le contrôle de l'alimentation. LES
COMMUNICATIONS TELEPHONIQUES: L'opérateur de la station côtière assure
l'écoute sur plusieurs fréquences d'appel. Pour pouvoir répondre à l'un d'entre
eux, il doit avoir accès à tous les
émetteurs téléphoniques de Ruiselede, de Middelkerke, de la
Panne et de Zeebrugge. Après avoir répondu, il passe sur la fréquence de
travail afin de libérer au plus vite la fréquence d'appel. La manœuvre se
réalise en réglant l'émetteur en cause sur la fréquence de travail de la
station côtière et en accordant le récepteur télécommandé sur la fréquence de
travail du bateau. La station côtière est en outre reliée au
central téléphonique automatique de Bruxelles,
d'une part au moyen de huit
circuits à quatre lignes téléphoniques automatiques, et d'autre part, par deux circuits à quatre
lignes pour le service international manuel. Pour établir la
communication, l'abonné appelé par la
station côtière peut dès lors être relié avec l'émetteur et le récepteur
correctement réglés. LES COMMUNICATIONS TELEGRAPHIQUES: En Télégraphie, le contact navire-terre se fait encore en morse. Les bandes de
fréquences sur lesquelles la station côtière assure l'écoute sont communiquées
aux bateaux par l'émission continue de
programme dit CQ. Jusqu'au 1er juin 1977, l'opérateur était obligé
d'assurer l'écoute sur plusieurs bandes de télégraphie en ondes courtes. Une écoute assidue de toute la bande de fréquences, à la recherche
d'éventuels appels exigeait beaucoup de patience et d'adresse. Depuis la date précitée, les
bandes d'appel ondes courtes en télégraphie ont été réparties
internationalement et groupées en canaux d'appel à partager entre les divers
pays. Pour l'écoute des voies assignées à la
station côtière, l'opérateur dispose d'un récepteur télécommandé qui surveille
automatiquement les canaux de fréquences désirés. Quand l'opérateur entend un
appel, il arrête la communication automatique de l'émetteur et accorde
manuellement son récepteur sur la fréquence
de travail. TOR (Téletype Over Radio): Les communications télex par voie
radio sont certes plus compliquées, mais
au point de vue électronique, elles sont les plus intéressantes et les plus
nettes. Le système est d'ailleurs depuis quelques années en plein essor et
ceci, principalement au détriment des communications en morse. On note
plusieurs avantages vis-à-vis du système morse, à savoir:la grande vitesse
d'écoulement du trafic, le pourcentage très faible d'erreurs, le secret des
communications, le trafic relativement plus avantageux, le besoin d'un
personnel moins qualifié à bord du bateau, l'automatisation très poussée où
spécialement de conversation doit être
mise en évidence. Un
appel télex émis sur une fréquence d'écoute et destiné à la station côtière y
sera déchiffré par l'équipement de réception TOR. Cela fait, un émetteur
approprié est automatiquement choisi et enclenché sur la fréquence d'émission
couplée à la fréquence d'écoute. Le navire
obtient ainsi directement accès à la station côtière où une sonnerie attire l'attention de l'opérateur sur la
fréquence d'appel. Moyennant la transmission d'un code particulier à l'aide de
l'appareil télex, le navire peut obtenir directement accès à l'abonné télex de
terre, non sans qu'au préalable l'identité du navire n'ait été sollicitée
automatiquement. Les signaux télex envoyés par l'abonné de
terre sont d'abord enregistrés sur bande magnétique. La retransmission de cette
dernière se fait alors par l'intermédiaire de l'émetteur choisi à une vitesse
de lecture assujettie à la vitesse
d'émission initiale. L'interposition d'une mémoire est nécessaire à
cause du retard possible sur la voie radio occasionné par des brouillages, la
propagation radio et des difficultés de mise en phase à bord du navire. LE SYSTEME DE TELECOMMANDE Généralité: Tous les appareils
de traitement de l'information sont installé au troisième étage du bâtiment
central f'Ostende et les pupitres de desserts au quatrième. Ces deux étages
sont séparés par un faux plafond faisant fonction de caniveau pour le câblage.
Grâce à un clavier les diverses
positions d'opérateurs donnent toutes accès aux appareils d'interconnexion
électronique. La capacité totale du système de commande
d'émission est de 48 à la fois pour la phonie et le télex, et de 48 pour la télégraphie. Bien que le
nombre de fréquences dont chaque émetteur est effectivement équipé varie, on a
prévu une possibilité théorique de commande à distance de 127 valeurs de fréquences
distinctes, 7 catégories différentes d'émission et 15 valeurs d'angle
d'antennes émettrices. Tout ce système de traitement des
informations, ainsi que les accessoires ont été réalisés par les services de la
R.T.T. Les composantes sont constituées de circuits intégrés, les transistors
n'ayant été utilisés que là ou de problèmes de puissance se manifestaient.
Partout où cela était possible, des circuits analogiques ont été employés
pour la transmission sur les voies à basses fréquences. Toutefois à cause de la
fragilité de ces derniers, lorsqu'un danger existait pour la fréquence
occasionnelle, de signaux d'entrée d'un niveau excessif, on a fait usage de
relais ''Reed''. Pour les signalisations de retour, on utilisa des éléments de
lecture numériques et des diodes électroluminescentes. Finalement, il peut s'agir de deux
communications autonomes, tandis qu'en
télégraphie, des télégrammes en code
morse peuvent être transmis pendant qu'une communication télex est en voie
d'acheminement. A partir de chaque panneau de desserte télégraphique ou téléphonique, il est possible de moduler,
au moyen d'un même signal, deux émetteurs travaillants sur des fréquences
différentes. Plusieurs positions d'opérateur peuvent en outre être connectées
en parallèle. Ceci permet à un
seul opérateur de transmettre simultanément sur plusieurs fréquences des avis
aux navigateurs, des appels, des listes
de correspondance et autres. EQUIPEMENT D'UN PUPITRE D'OPERATEUR: Un pupitre
d'opérateur comporte dans son panneau gauche deux récepteurs de communication
télécommandés. Le panneau central est muni de quatre haut-parleurs pour
l'écoute d'un maximum de 16 fréquences de détresse et, d'appel (écoute,de récepteurs accordés sur une fréquence déterminée). Les
signalisations, qui sont les plus importantes de toutes les opérations
effectuées, y sont affichées, notamment: l'émission du programme CQ, le numéro
du circuit téléphonique du télex utilisé, les numéros des émetteurs et les
fréquences choisies, les catégorie d'émission,les
valeurs des angles azimutaux des antennes, l'indication de la durée de la
taxation des communications. Les niveaux des signaux transmis vers les
émetteurs ou vers les abonnés de terre sont continuellement mesurés par des volumètres. Aussi bien dans les sections de la
télégraphie que dans celle de la téléphonie, le panneau en question est d'autre
part équipé d'une horloge pourvue d'indications avec référence aux périodes de
silence pour les fréquences de détresse. Le panneau de droite est équipé
notamment comme suit: - un panneau de
commande à distance, pour les antennes
de réception (le système branche automatiquement, toutes les 5 secondes, une autre antenne de
réception aux récepteurs télécommandé). La commutation automatique peut être interrompue pour le
choix définitif d'une antenne déterminée en poussant un bouton correspondant à
l'antenne désirée; - Un écran de
visualisation reproduisant la liste des correspondances (liste des, indicatifs des navires pour lesquels il y a
de la correspondance en instance). Cette liste est émise en morse par lecture
de mémoire vidéo; - un panneau
général de signalisation; ce panneau signale tous les émetteurs, circuits
téléphoniques, circuits télex et fréquences occupées et donne toutes les
signalisations nécessaires pour l'exploitation en TOR. Il reproduit également
le numéro de l'abonné qui vient d'être enregistré, le numéro d'appel sélectif
et le numéro d'appel TOR du navire appelé. En outre, chaque
pupitre d'opérateur est muni d'un clavier permettant l'envoi de toutes les
commandes mentionnées en code alpha-numériques. LES CIRCUITS ELECTRONIQUES: L'accès aux
circuits électroniques de l'opérateur est possible au moyen du clavier de
commande. Toutes les informations transmises par le clavier sont codées et
transférées à un convertisseur parallèle/série. L'information parallèle entre l'unité
centrale A où toutes les données sont enregistrées, classées selon leur nature,
vérifiées pour contrôler si les commandes sont complètes et ensuite transférées
en groupe aux mémoire assignées. On peut ainsi enregistrer les numéros des
émetteurs désirés, les fréquences, la classe de l'émission et si nécessaire, la
direction de l'antenne émettrice. Toutes les commandes inscrites sont soumises
à des programmes de vérification avant d'être exécutées. Le système accepte également les programmes
CQ à diffuser, les numéros des abonnés téléphoniques, les numéros des lignes
téléphoniques ou télex, les chiffres des appels sélectifs et le numéro ''TOR''
d'un navire. Cette unité A permet également la transmission éventuelle des signaux d'avertissement de navigation et
des appels sélectifs en imposant à l'émetteur de travailler dans une catégorie
d'émission appropriée. Pour l'appel des abonnés téléphoniques, des dispositions
spéciales ont été prises. Puisque beaucoup de liaisons sont
internationales, la plupart des numéros d'abonnés sont composés d'un grand
nombres de chiffres; il faut donc que le numéro désiré soit enregistré dans une
mémoire. En outre un affichage numérique permet la vérification par l'opérateur
radio. quand une ligne téléphonique est choisie, automatiquement, le signal de
numérotation met en marche la
transmission du numéro désiré. Le fait de transmettre un numéro n'efface pas
la mémoire; il est donc possible
d'envoyer le même numéro plusieurs fois, ce qui fait gagner beaucoup de temps à
l'opérateur radio, par exemple lorsque certaines lignes sont occupées. La valeur de la fréquence désirés,
enregistrée dans l'unité A est comparée avec le programme de fréquence.
Celui-ci contient des mémoires d'une capacité de 256 x 20 bits par pupitre
d'opérateur, ce qui est largement suffisant pour permettre la vérification du
code enregistré. Le programme des
fréquences qui retransmettra le code à l'unité A pour l'exécution décidera si la valeur de la fréquence
enregistrée sera acceptée ou non. L'emploi de fréquences non attribuées à la
station côtière est ainsi rendu impossible. Chaque commande ou information enregistrée
par l'unité A est immédiatement transmise à l'unité B qui traite les
signalisations de retour. Toutes les signalisations nécessaires venant de
l'unité A ou
arrivant des émetteurs choisis sont transmises au pupitre de l'opérateur après une conversion parallèle/série. Elles sont alors soumises à
une conversion de code afin de permettre l'affichage numérique. Les circuits de commande des émetteurs
contiennent un total de 48 mémoires (une
par émetteur) avec une capacité de 15 bits chacune, c'est-à-dire 7 bits pour le
choix de la fréquence (127 valeurs de fréquence possibles), 3 bits pour la
catégorie d'émission(7 possibilités), 4 bits pour la
direction de l'antenne émettrice (15 possibilités) et un bit pour la mise ne
marche de l'émetteur. Aussitôt qu'un émetteur est sélectionné à
partir d'un pupitre d'opérateur quelconque, la mémoire de 15 bits attribué à
cet opérateur est lié à l'unité A. L'information nécessaire concernant
l'émetteur est transmise vers la mémoire
et enregistrée sous forme parallèle. Ensuite ce code de 15 bits est
adapté selon les possibilités de
l'émetteur sélectionné (nombre de fréquences
possibles par exemples). Chaque
changement inscrit à l'unité A
est immédiatement transféré aux mémoires. Les codes sont transférés au centre
d'émission et à l'émetteur à l'aide d'un système de tonalité audio. Dès que les informations nécessaires
arrivent à l'émetteur, celui-ci se règle automatiquement sur la fréquence et la
catégorie d'émission choisies et commande éventuellement à distance une antenne
orientable. Toutes les informations concernant les émetteurs sont transférées à
la station côtière à l'aide d'un système à tonalité audio, puis sont mises en
mémoire dans le système de signalisation émetteur. Le format des données ainsi
obtenu est différent selon l'émetteur sélectionné;il
est immédiatement transformé en un format normalisé de 16 bits. Les circuits nécessaires à la signalisation
contiennent 48 mémoires (une par émetteur) d'une capacité de 16 bits chacune. Ces 16 bits sont nécessaires pour signaler la fréquence (7
bits), la catégorie d'émission (3 bits), la direction de l'antenne émettrice (4
bits) et pour indiquer le régime dans lequel se trouve l'émetteur (2 bits). Les codes enregistrés sont
continuellement transférés à l'unité B pour leur retransmission au pupitre de
l'opérateur aux fins d'affichage numérique. Les circuits de fonctions logiques de
décision et de verrouillage reçoivent les informations nécessaires des deux
unités (A et B) de chacun des pupitres d'opérateurs et renvoient les
informations de vérification à l'unité A C'est la seule partie de l'équipement
qui est commune à tous les pupitres d'opérateurs. Ils vérifient la situation de
tous les, ainsi que de l'ensemble des fréquences et des lignes d'abonnés
sélectionnées. Cette partie comprend non seulement le générateur des signaux
d'occupation, mais aussi le système de verrouillage des commandes effectuées. Les commandes interdites, comme par exemple
le choix d'émetteurs ou de fréquences occupées, y sont interceptées puis
éliminées de l'unité A .Un tel circuit vérifiant les données et pouvant au
besoin annuler les commandes erronées est d'une grande importance pour le
fonctionnement de toute la station. Pour cette raison chaque pupitre
d'opérateur dispose de la possibilité de mettre temporairement le système de verrouillage hors service en
transmettant un code particulier au moyen du clavier de commande. Ce code peut
être transmis individuellement à partir de chaque pupitre et la commande n'a
aucune influence sur le système de verrouillage des autres pupitres. Dès que l'opérateur a désigné à l'unité A la fréquence désirée, cette information est présentée au
programme d'émetteurs. Il s'agit d'une mémoire construite avec des ROM (Read Only Memories) à programmation
fixe d'une capacité de 256 x 48 bits. Les données de fréquence sont
immédiatement traduites en un programme d'émetteurs. Il s'ensuit que les
mémoires indiqueront tous les émetteurs équipés de la fréquence désirée.
Passant par l'unité B, les informations ainsi obtenues sont affichées au
pupitre, signalant à l'opérateur radio tous les émetteurs qui sont équipés pour
y travailler sur la fréquence désirée. Celui-ci peut ensuite sélectionner un
émetteur disponible. Les circuits de commutation automatique TOR
constituent la partie la plus complexe de l réalisation technique, Ils utilisent des données provenant aussi bien
de l'unité A, du système de signalisation (par l'intermédiaire de l'unité B),
des fonctions logiques de décision et de verrouillage que des dispositifs TOR à mémoire magnétique.
Ces circuits transfèrent à leur tour des commandes vers l'unité A, des signalisations
vers B et échangent sans arrêt des données
avec les récepteurs. La station côtière peut assurer l'écoute
sur un maximum de 13 fréquences télex (12 en ondes courtes et 1 en onde
moyenne). Au total, 8 pupitres d'opérateur
peuvent prendre part à l'écoute des ces fréquences. Les circuits de
commutation automatique TOR assurent la coordination nécessaire entre tous les
récepteurs qui prennent part au traitement
des communications télex. Chaque récepteur est accordé automatiquement
sur chacune des 16 fréquences possibles, successivement pour une période de 9
secondes, le système étant conçu de telle sorte qu'à chaque instant tous les
récepteurs travaillent sur une fréquence différente. La vitesse de transmission
entre les récepteurs d'Oudenburg et le panneau de
commande d'Ostende est de 2.400 bauds. Puisque le changement automatique d'une
fréquence doit être synchronisé avec la transmission des données entre le
récepteur et son panneau de commande, les circuits de commutations automatiques
TOR trouveront les impulsions de base
(période de 2400 bauds) aux panneaux de commande. Une impulsion de synchronisation de 20 sec
est d'abord formée au moyen de 48 impulsions de base. La composition de ce
train est variable selon la nature de ce changement. Par exemple, pour une
variation de fréquence, la composition se lit comme suit:bits numéros 1 à 6
inclus(synchronisation), 7 et 8 (suppression éventuelle de la réception), 9 et
10 (nécessité de la signalisation du changement), 11 et 12 (indique si l'on a faire à un ou plusieurs récepteurs- on peut
commander plusieurs récepteurs avec un seul train d'impulsions), 13 à 16
(nature du changement, fréquence par exemple), 17 à 46 (valeur de la fréquence
désirée), 47 à 48 (bits de vérification). Il importe d'attirer l'attention sur le
fait que par codage spécial des bits de 13 à 16; la sélection à distance de
l'antenne est rendue possible. Cette facilité permet au système de diviser la
période d'écoute de 9 secondes sur chaque fréquence en 3 périodes de 3 secondes
d'écoute dans trois directions différentes. Les deux transmettent un train d'impulsions pour les
antennes de réception toutes les 3 secondes et un train de fréquences toutes
les 9 secondes vers les récepteurs chargés d'écouter le trafic TOR. Ils
assurent également la synchronisation de
fréquence de tous les récepteurs participant aux communications télex, l'écoute
simultanée de plusieurs récepteurs sur une même fréquence devant être évitée. Les signaux basse fréquence arrivant des
récepteurs sont introduits dans les dispositifs TOR. La situation générale de toutes les
installations TOR est contrôlée par cet étage dit sélecteur d'émetteur et de
fréquence. Dès qu'un appel est détecté à la station côtière par un des appareils
TOR libre, les informations concernant la fréquence et la direction de
l'antenne sont immédiatement traitées: 1) le récepteur
lié à l'appareil TOR libre, détectant un appel est verrouillé sur la fréquence
correspondante. Les commandes nécessaires sont envoyées afin d'éviter que
d'autres récepteurs ne s'accordent sur la fréquence en question; 2) Ces
informations de fréquence permettent la consultation des programmes d'émetteur
et de fréquence qui vont indiquer les numéros des émetteurs capables de
travailler sur la fréquence de réponse; 3) Les
informations ainsi obtenues entrent directement aux fonctions logiques de
décision et de verrouillage. Selon les émetteurs occupés ou hors service, ces
circuits vont sélectionner et indiquer aux circuits de communication
automatique TOR lequel des émetteurs
choisir. Les informations nécessaires concernant cet émetteur et la classe
d'émission sont transmises à l'unité A pour exécution; 4) l'information
pour la direction d'antenne permet la formation d'un train d'impulsion à
transmettre au récepteur pour la sélection d'une antenne adaptée. Liaison navire-terre: Ce type de liaison
permet l'établissement d'une communication radiotélex
avec un abonné. L'opérateur de la station d'un navire appelle la station
côtière sur une fréquence de réception prédéterminée en utilisant le signal d'identification attribué à la
station côtière. L'équipement à impression directe de cette dernière détecte
l'appel et répond automatiquement sur la fréquence d'émission correspondante. Pour cela non seulement
l'émetteur, la fréquence et la classe d'émission sont choisis automatiquement,
mais aussi un signal visuel est actionné pour attiré
l'attention de l'opérateur. En conséquence, une sélection automatique
intégrale du numéro de l'abonné terrestre est possible. L'opérateur de la
station du navire inscrit au moyen du clavier du téléimprimeur l'abréviation
DIRECTX suivie du numéro de l'abonné. TOR Broadcast: Il s'agit de la transmission de messages à un ou
plusieurs navires sans attendre une réponse. Afin de pouvoir capter le monde en
Broadcast, le navire doit se mettre à l'écoute sur
une ou plusieurs fréquences pendant des périodes déterminées. La liste des
appels en instance est transmise ainsi
sur trois fréquences en ondes courtes. TOR et NAVTEX: En collaboration avec
d'autres stations côtières, Ostende Radio émet en mode ''Broadcast''(radiodiffusion)
des messages de sécurité et de météorologie en mode TOR sur la fréquence
internationale de 518 kHz. Ce système est nommé NAVTEX, s'agissant de
l'émission d'avis à la navigation au moyen
du Radiotélex. La boite aux lettres: Le système de'' boite
aux lettres'' donne aux abonnés télex la possibilité de stoker leurs messages
dans un ordinateur (la boite aux lettres). L'opérateur de bord peut se
mettre en communication avec celui-ci
pour obtenir automatiquement, moyennant
l'échange des indicatifs télex et du mot de passe, les messages qui lui
sont destinés, sans que l'intervention d'un opérateur de la station côtière
soit requise. Réglage de fréquence des récepteurs télégraphiques:
Tel que mentionné précédemment, la radiotélégraphie en ondes courtes se limite
actuellement à l'écoute des canaux de fréquence d'une largeur de bande
relativement faible. Afin de décharger
l'opérateur d'une tâche monotone qui consiste en une manœuvre continuelle pour accorder minutieusement le récepteur sur
un canal d'écoute, un circuit dénommé 'circuit sélectionneur de programme'' a
été conçu. Ce sélecteur permet à l'opérateur d'accorder le récepteur d'une
manière précise et automatique sur la fréquence d'écoute. Pour chaque récepteur, ce circuit comprend
une mémoire morte programmée de 16 x 256 bits. Les programmes des
fréquences sont les suivants:6 MHz-8 MHz-12 MHz-1 MHz-22 MHz, 6+8 MHz
(alternativement) -8+12 MHz (alternativement)-8+16 (alternativement)-8+22
(alternativement) -6+12 MHz( alternativement ). Le fonctionnement de ces
circuits est identique à celui du contrôle automatique de fréquence comme il
est mentionné plus haut. TELEX OVER
RADIO Les Services Radiomaritimes
(RMD) de la Régie des télégraphes et Téléphones ont équipé la station côtière
Ostende Radio (OST-OSU) d'un
appareillage Radiotélex (TOR) ultramoderne. Les liaisons TOR
sont établies automatiquement dans le sens navire-terre.
Après mémorisation dans l'ordinateur de trafic appelé ''Boite aux lettres/Mailbox', les liaisons sont transmises le plus rapidement
possible au destinataire. Des liaisons semi*-automatique entre navires équipés
d'appareillages télex sont également possibles via la ''Boite aux lettre''. Bien
que le système soit entièrement informatisé, on peut aussi demander
l'intervention d'un opérateur. Ostende Radio est à l'écoute 24 heures sur 24.
Les fréquences sont explorées en
permanence au moyen d'un certain nombre
de récepteurs. Vous trouverez en annexe la liste des fréquences utilisées. La taxation des liaisons est effectuée à la
station côtière et est éventuellement d'une taxe pour l'utilisation d'une ligne
terrestre. La facturation effective à l'intéressé (navire/télex-terre)
n'a lieu qu'après l'arrivée à destination du message. Si celui-ci n'arrive pas
à destination, ou si la liaison n'est
pas établie, la facturation n'a pas lieu. En collaboration avec diverses autres
stations côtières, Ostende Radio (OST) émet des bulletins météorologiques et
des messages de sécurités via le système TOR sur la fréquence internationale de
518 kHz. Il s'agit des transmissions NAVTEX. Les heures de diffusion des
messages de sécurités des pays participants de la zone maritime NAVAREA ONE (Mer du Nord) sont coordonnées de façon à ce que les
navires puissent être constamment informés des messages vitaux pour une
navigation sûre. LE TELEX TERRESTRE (SENS TERRE-NAVIRE) Pour transmettre un message à un navire
équipé d'un télex, l'utilisateur entre en liaison avec l'ordinateur ''Boite aux
lettres''. Celui-ci permet à l'usager de stoker
ses messages dans un fichier ad hoc. L'opérateur à bord d'un navire peut
entrer en liaison avec la boite aux lettres et, après échange des indicatifs
télex (mot de passe), demander les messages qui lui sont destinés sans que
l'opérateur d'OST
ai à intervenir. Une fois le message introduit par l'utilisateur, le navire est
appelé comme suit: -
appel immédiat à l'aide de SELCAL
(système d'appel sélectif): - appel par l'intermédiaire des listes de
trafic en radiophonie et radiotélégraphie; -
appel TOR direct si l'appareil de bord est réglé pour
appels entrants -
( procédure master) Avant de pouvoir
utiliser la Boite aux lettres, l'identité du navire doit être inscrite dans les
données du système. Cette opération n'à lieu qu'une seule fois. REGLAGE DU RECEPTEUR Le signal TOR basse fréquence émis par la station d'appel est composé d'une
séquence de deux tonalités, à savoir 1585 Hz et 1415Hz.Ce signal est émis dans
la catégorie d'émission J3E(autrefois appelé A3J); Les fréquences F1 mentionnés plus bas dans la colonne
''station côtière’’ représente les fréquences d'émission d'OST. L'antenne
envoie un signal d'une largeur de bande de 300 à 500 Hz centrée autour de F1. Le récepteur peut être réglé de diverses manières. Ci-après quelques
exemples se référant à une fréquence d'écoute centrale de 1500 Hz. Dans la
catégorie d'émission J3E, régler la fréquence à une valeur égale à F1-1,5 KHz
(parfois 1,7 selon le récepteur): choisir le mode USB: la bande passante du
récepteur est de 3 kHz. Dans la catégorie d'émission A1A, régler la
fréquence à F1, choisir le mode CW;
régler l'offset BFO à 1,5/1,7 kHz. Régler la largeur de bande passante au
minimum (ne doit toutefois pas être moins de 300 Hz. FREQUENCES: Ostende Radio dispose d'une gamme étendue de
fréquences couplées dont certaines comportent un signal de voie libre 5FCS) et
d'autres sur lesquelles aucun signal n'est audible en position libre. Les
règlements internationaux limitent l'usage des voies FSC à une seule bande.
Voici une description du signal FCS qui vous aidera à identifier la station. Ce
signal est émis toutes les 28 secondes pour une durée de 28 secondes; il est en
outre accompagné du groupe de lettre OST (dans les cas d'Ostende Radio)
transmis en morse. La station
"Ostende Radio" a cessé ces activités commerciale le 1 novembre 995.
Le 1 janvier 196 elle a repris les activités de "Antwerpen Radio". A l'heure actuelle
(2005) elle sert au trafique militaire. Vous trouverez un reportage avec de nombreuses et exellentes photos dans le second article concernant Ostende Radio.
Sources consultées - Neptune - CQ QSO - Revue RTT (1946-1953) - vieux journaux - Les grandes lignes des revues - Les brochures PTT - Employés du RMD
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